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Cet article est une traduction de “Neuro-Linguistic Programming Grounded Theory” publié sur le site du NLP Research & Recognition Project du DR Franck  Bourke. La Théorie Ancrée est une méthode de recherche issue des sciences sociales  (Sociologie et Ethnographie), à la fin des années 1960, visant la construction de théories non pas à partir d’hypothèses prédéterminées mais à partir des données qualitatives  collectées sur le terrain. La théorie « ancrée »  fonctionne à l’inverse des méthodes habituelles de la recherche scientifique.  Au lieu de commencer par la construction d’une hypothèse dans un champ et un cadre théorique déterminé pour ensuite appliquer ce modèle au phénomène étudié, dans la Théorie Ancrée, le chercheur commence son investigation par la collecte de données, pour ensuite les synthétiser autour de ce qui « fait sens », et créer ainsi des modèles qui seront évalués. L’article ci-dessous explique que John Grinder et Richard Bandler, ont probablement utilisé sans le savoir les principes de la Théorie Ancrée pour développer les outils et méthodes de la PNL, ce qui apporte un nouvel éclairage sur les bases théoriques scientifiques de la PNL

La Programmation Neuro Linguistique (PNL) est une discipline psychologique qui est apparue au milieu des années 1970. Elle a souvent été critiquée par les universitaires pour son manque de base théorique, et la conception inappropriée des protocoles scientifiques d’évaluation, qui  ne donnait pas les résultats attendus (Heap, 1988; Sharpley, 1984, 1987; Witkowski, 2010). Les  déclarations des premiers développeurs de la PNL et d’autres praticiens, à propos de l’impossibilité d’évaluer cette discipline de manière quantitative malgré sa popularité internationale, a donné un coup de frein aux tentatives visant à faire accepter ces puissants modèles comme interventions basées sur la recherche et à les rendre accessibles aux professionnels de la santé mentale. Cet article explore les parallélismes pouvant exister entre les méthodes classiques de la PNL et celles de la Théorie Ancrée, et suggère que la PNL elle-même constitue un développement parallèle de la Théorie Ancrée. Celle-ci  apportant une solide base théorique ainsi que de multiples objets de recherches évaluatives à des niveaux quantitatifs et non-quantitatifs.

Origines de la Théorie Ancrée

La Théorie Ancrée (parfois traduite comme  « Méthodologie de la théorisation enracinée ») , a pris naissance à la suite de l’impact écrasant de la mesure quantitative dans le champ de la sociologie aux Etats Unis. Les développeurs de la Théorie Ancrée étaient ceux qui croyaient que l’analyse quantitative perdait la richesse et la subtilité des détails de l’expérience personnelle et qu’une nouvelle approche était nécessaire (Charmaz & Bryant, 2010; Fassinger, 2005;Glaser & Strauss, 1967; Ponterotto, 2005; Oliver, 2010). Les premiers auteurs, Strauss et Glaser (1967) ont conçu une alternative aux moyens statistiques d’évaluation des théories, qui était bien plus appropriée à la recherche qualitative. Sa popularité s’est développée dans les champs de la sociologie, l’éducation, les soins infirmiers,  mais n’a été appliquée que bien plus tard à la psychologie.

La Théorie Ancrée est devenue une des méthodes les plus populaires de création et d’évaluation de théories qualitatives en psychologie et dans les autres domaines déjà mentionnés  (Oliver, 2010). Cette approche est désignée comme étant un système récursif et réactif pour générer des théories. Elle débute par un objet ou un comportement jugé digne d’intérêt, puis une théorie hypothétique concernant la nature de ce phénomène qui se développe à travers le dialogue. Cette construction initiale de théorie est conservée provisoirement tandis que le chercheur  cherche à obtenir plus de détails et plus de précisions concernant le processus qui sous-tend le phénomène.  Ce style récursif et multiple est l’une des signatures de la Théorie Ancrée. Il y a un objet d’intérêt, la personne qui exprime ce comportement est questionnée sur « comment elle fait cela », ou comment elle met en place ce comportement, et une théorie qui est générée sur la base de ses réponses. A mesure que la structure de l’expérience s’articule de manière plus claire, le chercheur entreprend ce qu’on appelle l’Analyse Théorique, qui a pour but de compléter tout oubli ou mauvaise interprétation qu’il pourrait avoir concernant la genèse du comportement observé. Ce processus se poursuit jusqu’à ce que le chercheur ait obtenu suffisamment d’informations systématiques lui permettant de comprendre totalement les générateurs qui sous-tendent le comportement observé. Ces causes ne sont pas conçues comme des évènements historiques mais comme des déclencheurs internes et externes et des réactions au moment présent qui sont au cœur du développement du problème. Le but ultime de la création de théories est de créer un modèle clair du comportement problématique pour pouvoir le résoudre.  (Charmaz & Bryant, 2010; Fassinger, 2005; Glaser & Strauss, 1967; Goulding, 1999; Ponterotto, 2005; Oliver, 2010).

Les origines de la Programmation Neuro-Linguistique

Les débuts de la Programmation Neuro Linguistique (PNL) sont associés à un panel de techniques permettant de comprendre et codifier les talents sous-jacents de communicants et de thérapeutes très efficaces, par l’observation et le recueil des données sur les comportements conscients et inconscients de ces personnes d’exception afin que ces comportements puissent être enseignés à d’autres. (Bandler & Grinder, 1974, Grinder & Bandler, 1976). Au fil des ans, elle a évolué en un ensemble de systèmes, processus et protocoles que des individus formés à la PNL utilisent pour aider à provoquer de vrais changements de comportement chez les clients, élèves, patients, et autres  (Spitzer, 1992; Tosey & Mathison, 2009; Grinder & Pucelik, 2012).

La PNL, en tant qu’approche d’analyse, de modélisation et de reproduction (ou modification) du comportement, est apparue en Californie au milieu des années 1970. La discipline est née lorsque l’on a confié à l’un des premiers développeurs (Richard Bandler) qui travaillait alors pour « Science and Behavior Books », la tâche de retranscrire les vidéos et cassettes d’enregistrements de Frederick Perls (fondateur de la Gestalt Therapy).  En réalisant ces transcriptions, Bandler s’est rendu compte qu’il pouvait, juste en imitant, reproduire les schémas utilisés par Perls et obtenir le même genre d’effets thérapeutiques (Grinder & Pucelik, 2012; Spitzer, 1992; Tosey & Mathison, 2009).

En amenant ces schémas à un ami qui enseignait la Gestalt Thérapie à des groupes, lui et ses élèves se sont rendus compte que les schémas de langage, d’intonation et de stimulation utilisés par Perls et modélisés par Bandler étaient tout aussi efficaces quelque soit la personne qui les utilise. Quelque temps après, on demanda à John Grinder, professeur de Linguistique à UC Santa Cruz, d’assister à ces groupes pour voir s’il pouvait distinguer des schémas spécifiques dans ce qu’ils étaient en train de faire. Il découvrit de multiples schémas bien connus de la linguistique générale et de la grammaire transformationnelle, et fut capable de développer un modèle descriptif des schémas qui apparaissaient. (Dilts, Grinder, Bandler, & Delozier, 1980; Grinder & Pucelik, 2012; Tosey & Mathison, 2009).

Les obstacles précoces à la recherche en PNL

Les premiers développeurs de la PNL ont caractérisé leur approche comme « a-théorique »,  ne pouvant pas être sujette à l’analyse théorique. Ils ont affirmé qu’ils créaient des modèles très individualisés et que ces modèles ne pouvaient pas être évalués par les outils statistiques qui étaient alors indispensables aux recherches scientifiques.  De plus, on a considéré que la moyenne des données de l’expérience individuelle telle qu’identifiée par la PNL allait, pour se conformer au modèle quantitatif, oblitérer la structure fine sous-jacente à la plupart des comportements qu’elle soit positive ou négative.  (Bandler & Grinder, 1979, Tosey & Mathison, 2009, Bostic St. Claire & Grinder, 2001).

Ce qui est moins défendable est l’aliénation académique et professionnelle de la PNL, du fait de l’insistance de ses fondateurs à évoquer l’incapacité et l’inutilité de la recherche pouvant porter sur de nombreux éléments et techniques développés. Cependant, de nombreux éléments auraient été facilement adaptés à la mesure quantitative. Par exemple, les modèles ou protocoles pour l’amélioration des réactions phobiques auraient pu être facilement adaptés à des études cliniques comparant les résultats des protocoles PNL de la phobie à ceux issus des paradigmes admis à cette époque sur la désensibilisation, et sur lesquels des recherches étaient effectuées.  (Voir, ex. : Clark, Ehlers, Hackmann, McManus, Fennell, Grey, Waddington, & Wild, 2006; Foa, Keane, & Friedman, 2000; Foa & Kozak, 1986; Foa & Meadows, 1997; Foa, Blau, Prout, & Latimer,1977, Gillian & Rachman, 1974; Rachman, 1965).

Les procédures de la Théorie Ancrée

Le développement d’une Théorie Ancrée comprend plusieurs étapes distinctes qui peuvent être mises en place à différents moments du processus :
–  Trouver un phénomène intéressant.
–  Etablir le rapport avec le modèle.
–  Interviewer : Collecter des données par le biais d’une interview pour définir la structure du phénomène.
–  Analyser : Processus de comparaison constante avec une théorie expérimentale qui décrit le déroulement en séquences des éléments du phénomène et les données qui apparaissent immédiatement dans la conversation.
–  Analyser : Un dialogue constant avec le modèle pour confirmer les hypothèses de la théorie provisoire et obtenir davantage d’informations.
–  Coder : A mesure qu’un récit apparaît, les catégories pertinentes en rapport avec la structure du phénomène sont décrites et nommées (les catégories peuvent être développées spontanément ou peuvent venir d’une liste prédéfinie de catégories).
–  De multiples niveaux théoriques s’ordonnent selon une hiérarchie basée sur des niveaux croissants d’abstraction.
–  Echantillonnage théorique : Avec une théorie expérimentale en tête, l’interviewer retourne vers le modèle pour lui poser des questions spécifiques conçues pour élucider et compléter plus en profondeur la structure génératrice du comportement.
–  Chacun de ces niveaux reste en phase théorique afin qu’il puisse être modifié à mesure que de nouvelles informations sont ajoutées.
–  Ce processus se poursuit jusqu’à ce que la description soit complète, c’est-à-dire qu’elle contienne suffisamment d’informations pour décrire le phénomène dans cet individu comme étant évident dans l’immédiat.
–  Au niveau suivant le phénomène est observé chez d’autres individus chez qui il s’exprime de la même manière. Les données de leur récit sont combinées avec le récit originel pour vérifier et affiner la théorie construite.
–  La théorie finale est basée sur les multiples descriptions d’un même phénomène selon  différentes sources, ce qui lui donne une validité et la possibilité d’être vérifiée de manière quantitative.
(Charmaz & Bryant, 2010; Fassinger, 2005; Oliver, 2012; Ponterotto, 2005).

Selon Olivier (2012), la Théorie Ancrée a pour but :
…de développer de nouvelles théories de manière inductive à travers un processus de collecte et d’analyse de données simultanées  (Glaser et Strauss, 1967). Le chercheur analyse et code immédiatement les données entrantes et, au cours d’un processus appelé échantillonnage théorique, choisit de nouvelles sources de données pour leur potentiel à développer des connaissances analytiques émergentes. Des mémos écrits durant l’étude saisissent le dialogue analytique interne du chercheur, provoquent la réflexivité et deviennent d’autres données à coder et à analyser. Chaque codage détaillé de chaque ligne de données ou évènement a pour objectif de « révéler les données pour pouvoir considérer toutes les significations possibles » (Corbin et Strauss, 2008, p. 59) et d’éloigner le chercheur de ses idées préconçues. Le chercheur lie progressivement les codes à des thèmes de catégories plus élevées ou conceptuels. Ce développement conceptuel s’appuie sur un processus constant d’analyse comparative par lequel le chercheur compare de l’information entre des catégories et à l’intérieur des catégories pour se demander comment les propriétés et les dimensions de chaque catégorie varient sous différentes conditions (Glaser et Strauss, 1967).  … Le résultat de cette analyse qui progresse vers l’abstraction est une description des relations entre les catégories conceptuelles et leur synthèse en une théorie qui explique la quantité maximale de variation dans la question concernée.

Les procédures de la PNL

Les procédures de la PNL, telles quelles sont décrites dans NLP Wiki: The NLP Encyclopedia :

La PNL a été développée initialement en observant trois thérapeutes très efficaces (Fritz Perls, Virginia Satir, et Milton Erickson) en train de travailler avec des clients ou des groupes de clients, en posant des questions sur leur travail. Une des questions les plus importantes était la suivante : « Quelles sont les actions spécifiques qu’ils mettent en place menant à des changements thérapeutiques positifs chez leurs clients ? » En observant les thérapeutes travailler (en personne si possible ou par le biais de vidéos, d’enregistrements ou de transcriptions) et en récoltant des données sur leurs propres descriptions de leur travail, les développeurs ont commencé à remarquer des modèles récurrents dans les mots et phrases des thérapeutes, leur ton de voix, la vitesse et le rythme de leur parole, leurs mouvements, postures, gestes etc.

En relisant les interviews, les enregistrements audio, et les transcriptions des thérapeutes parlant de leur travail, les premiers développeurs (de la PNL) découvrirent qu’ils utilisaient chacun des manières de penser et d’agir qui pouvaient être décrits étape par étape à propos de ce qu’ils voyaient, écrivaient et sentaient pendant une séance de thérapie. Ils identifièrent des répétitions de schémas linguistiques et comportementaux (stratégies) très spécifiques que les thérapeutes utilisaient régulièrement pour arriver au résultat qu’ils cherchaient à atteindre. Ils décrivirent en détail ce à quoi les thérapeutes prêtaient attention durant les sessions, ce qui en résultait pour les clients et comment les thérapeutes décrivaient l’expérience de la session vécue de l’intérieur. Ils découvrirent que même si chaque thérapeute avait sa propre manière de conduire la session, certains modèles linguistiques et certains modèles de pensée ou de comportement étaient utilisés par tous. Cette manière d’analyser le comportement a été connue par la suite en PNL sous le nom de « modélisation » : observer, décrire, saisir l’essentiel de « Comment font-ils cela ? »

Après avoir identifié ce que faisaient ces thérapeutes et ce à quoi ils prêtaient attention, les développeurs testèrent ces modèles de pensées et de comportements. Ils les essayèrent sur eux-mêmes et les enseignèrent aux autres. Ils purent confirmer que ces modèles fonctionnaient quand ils obtinrent le même type de comportement chez leurs clients que ceux obtenus par les thérapeutes avec les mêmes modèles. Ils les testèrent de nombreuses fois jusqu’à confirmer que les modèles pouvaient être appris et utilisés par tous pour arriver au même résultat thérapeutique. En se développant la PNL devint plus sophistiquée observa et modélisa de la même manière de nouveaux individus brillants dans de nombreux autres domaines, ajoutant ainsi de nouveaux outils et techniques. Cette combinaison de modèles, stratégies, outils et techniques devint le champ de la PNL.

Souvent décrite comme « l’étude de l’expérience subjective », la PNL rend possible pour les individus l’apprentissage rapide et efficace de la manière de penser, se comporter et communiquer pour atteindre des objectifs spécifiques. Appliquée au milieu de l’éducation ou de l’enseignement, la PNL donne accès à des outils spécifiques pour aider l’enseignant à structurer l’expérience d’apprentissage le plus efficacement possible. Appliquée au milieu thérapeutique ou du coaching, la PNL permet aux cliniciens, thérapeutes, et coachs de comprendre la structure des problèmes comportementaux, cognitifs et de communication, et d’intervenir de manière juste face à ces problèmes. Les médecins et le personnel infirmier ont utilisé la PNL pour aider les patients à se relaxer, surmonter la peur, et être acteurs de leur propre guérison. Dans le sport, la PNL permet aux athlètes d’utiliser le même genre de pensées et de pratiques que celles utilisées par les champions pour pouvoir améliorer leur propre jeu. Les musiciens, les acteurs, les hommes d’affaires et les orateurs sont aussi des exemples des catégories de personnes qui ont utilisé les modèles PNL construits décrits plus haut.

La PNL comme approche basée sur des preuves

En 1975 la première systématisation de ces modèles est publiée sous le nom de « La structure de la Magie » (Bandler & Grinder, 1975). L’ouvrage explicite l’idée suivante : les gens font l’expérience du monde à travers des « cartes » personnelles et non pas à travers la réalité objective (Bateson, 1963; Korzybski, 1934). Ces cartes sont :
–  Distinctes de la réalité du monde et spécifiques à chaque individu
–  Structurées en termes de systèmes de représentation sensoriels : visuel, auditif, kinesthésique, olfactif, gustatif (VAKOG) et de canaux d’informations verbaux à travers lesquels l’expérience entre dans la conscience.
–  Ces cartes personnelles peuvent être comprises en prenant en compte la façon avec laquelle la neurologie et les expressions de surface (parole, écriture et autres formes de communication) effacent, déforment et généralisent la réalité « objective ».
–  Ces expressions apparaissent en communication comme des schémas déjà connus en linguistique et pouvant être questionnés pour ouvrir le client à une expérience de la réalité moins limitée par des cartes très appauvries.

Dans les années qui ont suivi, ces formulations de départ ont continué à se développer pour produire un ensemble de présupposés sur la pensée, la communication, la motivation et sur les structures cognitives qui les sous-tendent.

L’approche a été décrite comme la création de modèles provisoires pouvant eux-mêmes être révisés. Cela suggère un processus d’approximations successives en ce qui concerne la description de tout comportement ou la construction de toute intervention. Fidèles à leur modèle, les premiers développeurs (de la PNL) se sont rendus compte que certaines de leurs idées de départ (systèmes de représentations primaires et l’espoir d’un calcul universel du comportement) n’étaient pas validées ou étaient trop difficiles à démontrer et les ont abandonnées. Des semblants de contradictions apparurent entre les textes originaux et les formulations plus tardives et furent sources de difficultés pour la PNL. L’un de ces concepts était que chaque personne interprète le monde selon un système de représentation primaire (PRS ou Primary Representational System). Cette idée a été rapidement rejetée par Bandler, Grinder et totalement abandonnée en 1980 par de nombreux développeurs initiaux de la PNL (Steve Andreas, communication personnelle, 2010; Bostic St. Clair et Grinder, 2001; Druckman et Swets, 1988; Grinder et Pucelik, 2012).

Le modèle habituel de développement du champ de recherches de la PNL

Le modèle habituel de développement du champ de recherches de la PNL a été le suivant : on notait les récurrences comportementales, puis leur validité était testée lors d’une thérapie individuelle, un développement personnel, ou simplement une expérimentation subjective. Quand le résultat des observations était validé par de multiples exemples similaires, il était incorporé à un modèle, sinon, il était rejeté. Le schéma des mouvements oculaires, quoique controversé, fut observé en tant que tendance identifiable chez des centaines de personnes et donc adopté comme un des modèles standard. Ce modèle n’a cependant jamais été considéré comme un postulat fondamental de la PNL mais plutôt comme quelque chose pouvant être utile (Dilts & Delozier, 2000; Grinder & Pucelik, 2012).

Les emprunts à d’autres modèles en psychologie

Les modèles observés par les premiers développeurs (de la PNL) ont parfois été retrouvés dans des concepts psychologiques (ou d’autres disciplines) reconnus, et dans ces cas-là le modèle, et souvent, le nom du modèle, a été incorporé dans le champ d’expertise en question.
L’idée que “la carte n’est pas le territoire” a probablement été empruntée à Korzybski par le biais de Gregory Bateson en tant que moyen efficace de décrire l’observation, et en tant que citation d’une source reconnue, mais certainement pas comme une approbation générale de Korzybski (Bateson, 1972; Bostic St. Clare & Grinder, 2001; Grinder & Pucelik, 2012; Korzybski, 1994; Tosey & Mathison, 2009). De la même manière, le modèle du Test -Test, Operate, Test Exit (T.O.T.E.)- fut adopté sans trop de modifications à partir du travail de Miller, Galanter, et Pribram (1960). Ce qui est largement reconnu en PNL et à ce qui apparaît déjà dans le classique de Dilts, Grinder, Bandler et Delozier en 1980, PNL Volume I: La structure de l’expérience subjective. Ce modèle, basé sur la manière dont les réactions donnent forme au comportement, à la perception et même à la modélisation, fut un parfait complément à la pratique PNL, même si ce modèle était déjà implicitement intégré dans l’approche PNL. Ainsi même si la PNL avait créé sa propre méthode spécifique de modélisation, elle a adopté le modèle TOTE car il correspondait parfaitement à la compréhension et à la pratique de la discipline. De manière générale la PNL a adopté ou rejeté des éléments uniquement en fonction de leur utilité. Pour Bostic St. Clair et Grinder (2001) le critère ultime de toute construction théorique et son utilité : est ce qui permet au modèle de mieux fonctionner, de donner de meilleurs résultats, de rendre les résultats plus facilement applicables?

Les preuves de la Théorie Ancrée de la PNL

On retrouve d’évidentes similarités entre le développement de la PNL et le processus d’application de la Théorie Ancrée. A l’origine, la PNL s’est focalisée sur le phénomène du changement thérapeutique (son champ d’investigation initial substantiel). Les développeurs de la PNL ont établi une relation avec les thérapeutes quand ils étaient disponibles et ont rassemblé des données sur leurs interventions spécifiques par le biais d’interviews en face à face et d’observations directes, ou d’enregistrements et de transcriptions quand les thérapeutes n’étaient pas disponibles, ce qui leur a permis de définir la structure du phénomène. S’appuyant sur l’expérience linguistique de John Grinder les développeurs ont analysé et codé des éléments du phénomène, ont développé et saturé d’informations des catégories et les ont testé dans de multiples situations différentes et avec différents individus pour en vérifier l’efficacité et la validité. Grâce à une analyse et collecte continue de données, de codages et de documentation, un ensemble de théories provisoires a été développé.

Une méthodologie de modélisation proche de la Théorie Ancrée

Pour chaque théorie provisoire, les développeurs sont revenus avec des questions spécifiques afin d’élucider plus avant la structure des comportements et fournir des relations prouvées entre les modes de codages. Une fois le phénomène entièrement décrit pour chacune des trois thérapies étudiées, il fut enseigné à de multiples individus pour observer et rassembler des données supplémentaires, vérifier et affiner la théorie. Le résultat final a été publié pour la première fois dans Structure de la magie : Un livre à propos de Langage et Thérapie (Bandler et Grinder, 1975). Cet ouvrage remarquable, ainsi que celui qui lui a succédé (The Structure of Magic II, A Book about Communication and Change, Grinder & Bandler, 1976) a produit une théorie reposant sur de multiples descriptions d’un même phénomène à partir de sources différentes et a constitué un principe de départ pour des applications futures à une large variété de comportements humains.

Même si la PNL a souvent été définie comme n’ayant pas de base théorique, la méthodologie de modélisation qui la sous-tend peut être rapprochée de certaines interprétations modernes de la Théorie Ancrée (Charmaz & Bryant, 2010; Fassinger, 2005; Oliver, 2010; Strauss & Corbin, 1998). Cependant, cette dernière perspective n’ayant pas encore obtenu sa crédibilité en tant qu’approche psychologique, Grinder et Bandler pouvaient sincèrement affirmer qu’il n’y avait pas de base théorique à la PNL et qu’aucune méthode de recherche ne pouvait définir la PNL de manière appropriée. Dans cet article nous faisons l’hypothèse suivante : la Théorie Ancrée est une approche qui décrit la base théorique de la PNL et la méthodologie qui émerge de l’approche PNL. Le point de vue de la Théorie Ancrée est décrit de manière plus complète ci-dessous.

Les principes développés par la PNL

A un autre niveau, la PNL a développé des principes et définitions fondamentales qui se rapprochent de la perspective de la modélisation. Les voici :
–  Tout comportement peut être compris en termes d’interconnections et de chaînes sensorielles et d’expression répétées de façon régulière (Visuel, Auditif, Kinesthésique, Olfactif at Gustatif- VAKOG). Ces expériences sensorielles sont modifiées de manière subjective par des sous modalités, modulatrices d’intensité et d’interactivité (taille, distance, lieu, intensité, complexité, mouvement, objet et autres).
–  Ces modèles fonctionnent en général au niveau inconscient.
–  Quand ces modèles sont rendus conscients, la structure de l’expérience (pas son contenu) peut être modifiée pour changer la qualité de l’expérience.
–  Rendre ces modèles conscients se fait généralement durant les interviews qui incluent des éléments d’interaction (voir ci-dessous) et challenge la structure de la description du client en utilisant les méta-modèles (voir ci-dessous).
–  Un groupe de présupposés donne un cadre aux interventions PNL. Même s’il n’est pas crucial que les agents du changement croient en ces présupposés, ces derniers peuvent être provisoirement être acceptés pour donner un cadre au processus.

Les présupposés de la PNL

Les présupposés de base de la PNL ont été développés sur plusieurs années, en commençant par l’idée que la carte n’est pas le territoire. Les premières hypothèses rendent opérationnelle une orientation véritablement centrée sur le client. La plupart des idées peuvent être retrouvées chez Rogers (1951) et Maslow, ainsi que chez Virginia Satir, Milton Erickson et Alfred Korzybski (Andreas, 2008; Bandler & Grinder, 1979; Hall, 2010; IASH & Delozier, 2010; Wake, 2009; Wake, Gray, & Bourke, 2012). Quelques-uns de ces présupposés:

1. La signification de la communication est déterminée par ce que le destinataire comprend.
2. Si ce que vous faîtes ne marche pas, essayez autre chose. La PNL suppose l’existence d’un certain niveau de flexibilité chez le thérapeute, ce qui lui permet de multiples approches pour n’importe quel problème.
3. La carte n’est pas le territoire. Cela nous rappelle que ni notre compréhension du monde ni celle de notre client ne correspond véritablement à la réalité. Nous devons nous assurer que nous avons posé suffisamment de questions pour que la vision du monde de notre client et la nôtre soient représentées de façon précise dans un processus de communication a double sens.
4. Tout comportement possède une intention positive. Cela signifie que le comportement fait sens et correspond peut être même à une valeur vitale du point de vue du client ; Cela même si ce comportement paraît aberrant, pervers ou irrationnel pour nous ; Comprendre le point de vue du client est crucial.
5. Tout comportement a une signification dans un contexte. Une fois compris le contexte initial du comportement, ou comment le client lui donne subjectivement son importance, nous disposons de plus de possibilités de progresser dans la thérapie.

Les principes de la modélisation en PNL

D’autres hypothèses, plus pertinentes du point de vue de la modélisation, incluent les idées suivantes :

1. Tout humain peut apprendre à faire ce qu’un autre humain a appris à faire. Cela suppose une similarité structurelle et une conservation du fonctionnement biologique et neurologique quelque soient les personnes, les races et, en fin de compte, les espèces.
2. Les personnes, pour la plupart, ne sont pas brisées. C’est-à-dire que, mis à part la génétique ou un handicap physique, les modèles d’excellence comme les modèles de névrose sont des modèles appris qui peuvent être enseignés ou restructurés chez toute personne.
3. Disposer d’options est préférable au fait de ne pas avoir d’option. On  fait ici l’hypothèse que la plupart des problèmes sont des états figés qui viennent d’une incapacité à imaginer d’autres possibilités et donc à agir différemment.
4. Celui qui dispose le plus de choix dans une même situation contrôle la situation. Adapté de la Loi des Variété Requises d’Ashby (1956), la personne la plus flexible, celle qui perçoit le plus de choix, a un avantage particulier sur ses concurrents.
5.Tout comportement, découpé en petits éléments, peut être enseigné à tout le monde.
6. La plupart des comportements peuvent être analysés en séquences d’éléments sensoriels. Ce sont les éléments de perception sensoriels Visuels, Auditifs, Kinesthésiques, Olfactifs et Gustatifs. L’analyse inclut généralement la manière dont ces éléments sont séquencés et transformés en expérience subjective.

Les outils PNL pour améliorer la communication

Au-delà de ces présupposés, de nombreux outils ont pour but de définir de façon précise et détaillée comment améliorer la communication. Ces outils ont pour la plupart été développés et améliorés par une deuxième génération d’experts de la PNL, qui depuis 30 ans ont étendu et défini des outils PNL bien au-delà des matériaux initiaux.

Le méta modèle du langage

Un des outils initiaux de la PNL est le méta-modèle du langage. Cet outil utilise des modèles linguistiques standards bien formulés, pour déterminer si, et à quel niveau, les formulations conscientes ont été déformées par rapport à leurs représentations sensorielles (non-verbales) initiales. Ceci aide aussi les thérapeutes et les modélisateurs à retrouver les aspects pertinents et les déformations en rapport avec cette information (Bandler & Grinder, 1975; Bostic St. Clare & Grinder, 2001; Dilts et al., 1980; Grinder & Pucelik, 2012; Lewis & Pucelik, 1990).  [voir aussi, par exemple, Chomsky, Aspects of the Theory of Syntax, Cambridge, Mass., 1965; Lakoff, “Presupposition and semantic well-formedness” in Semantics: An Interdisciplinary Reader in Philosophy, Linguistics and Psychology, Steinberg & Jakobovits, ED., Cambirdge Univ. Press, NY, 1971.]

Le rapport  et la PNL

En accord avec les principes thérapeutiques du psychologue américain Carl Rogers (1951), les compétences relationnelles constituent un outil important de la PNL. Un bon rapport peut-être établi en synchronisant la respiration, la posture, les modèles de langage, le tempo, ainsi qu’à travers d’autres moyens. Le Rapport de la PNL fait référence à la capacité d’entrer consciemment en synchronisation inconsciente avec une autre personne et de les guider dans une nouvelle direction. Cela n’implique pas la divulgation d’informations personnelles. Cette stratégie, qui n’est pas un élément fondateur de la PNL, émerge directement de certains des postulats de base de la PNL.  (Andreas & Andreas, 1989; Bandler & Grinder, 1979; Dilts et al., 1980; Lewis & Pucelik, 1990).

Les modalités et submodalités sensorielles

Un autre outil concerne la compréhension de l’impact des différentes submodalités dans les perceptions individuelles et leur utilité dans le changement de perception. Comme cela a été souligné précédemment, les submodalités sont des éléments qui codent la validité et l’intensité d’une expérience. De façon générale et pour tous les sens, elles incluent la taille, la distance, le lieu, l’intensité, la complexité, le mouvement, l’attention, et autres. Chaque modalité sensorielle possède des submodalités qui lui sont spécifiques. Voici des exemples de submodalités observées et validées chez des centaines d’individus : quelque chose d’imminent et d’imposant est habituellement perçu comme étant plus important que quelque chose de petit et qui s’éloigne. Un objet de couleur est perçu de manière plus présente qu’en noir et blanc. Les perceptions internes, dites associées, sont perçues comme étant plus importantes que les perceptions externes ou dissociées. Les sons stéréophoniques sont perçus comme étant plus réels que les sons mono dimensionnels. Les submodalités sont fondamentales en PNL  (Andreas & Andreas, 1989; Bandler & Grinder, 1979; Dilts et al., 1980). Bien que non directement issus des écrits de Tichner, les éléments du VAKOG sont presque identiques à la conception que cet auteur avait des structures de base de l’expérience mentale.  (Titchner, 1908; James, 1950).

La modélisation PNL d’un comportement avec le modèle TOTE

Nous avons précédemment mentionné le modèle TOTE de Miller, Galanter et Pribram. Celui-ci peut être comparé à une structure en boucle en programmation informatique. La boucle récursive se répète à travers une certaine séquence d’actions répétées jusqu’à ce qu’un certain critère soit atteint. Lorsque le critère est atteint, la boucle s’achève. Au niveau le plus basique on observe ce même schéma dans le modèle TOTE.  TOTE est un acronyme qui signifie à “ Test, Operate, Test, Exit” et qui est tiré d’une publication fondamentale de la linguistique cognitive : « Plans and the Structure of Behavior” de Miller, Galanter et Pribram (1960).

Ces auteurs mettent en avant l’idée que les comportements, dans des systèmes complexes qui n’ont pas de fin défini (Par exemple : faire quelque chose « n » fois puis s’arrêter), ont besoin d’un processus qui les guide et leur fait savoir quoi faire et quand s’arrêter. Cela signifie que le comportement des organismes vivants peut être comparé à un programme d’ordinateur qui met en place un critère, agit sur les données, et teste pour voir si ce critère a été atteint. S’il ne l’a pas été, le programme recommence sa boucle. S’il l’a été, le programme s’arrête.

Dans le langage de la PNL nous commençons par un résultat. Le premier test dans la stratégie TOTE est une comparaison entre l’état présent et l’état désiré (un résultat). Si la correspondance recherchée n’est pas là, une opération est réalisée pour modifier les perceptions, comportements ou l’environnement et les guider vers le résultat désiré. Le deuxième test de l’algorithme compare l’état actuel (nouvellement corrigé) au résultat. Si les critères correspondent, le processus se termine, nous l’arrêtons. Si cependant le résultat n’est pas atteint nous relançons la procédure jusqu’à ce qu’il le soit.  (Dilts, 1983; Dilts et Delozier, 2000; Dilts, Grinder, Bandler et Delozier, 1980; Wake, 2010).

Avec la PNL, le modèle spécifie que le test se produit dans la modalité sensorielle la plus adaptée au sujet. Un charpentier martelant des clous peut utiliser la vue ou le ressenti- un marteau frappant un clou de manière décentrée est ressenti très différemment qu’un marteau qui a correctement touché le clou  (Dilts et al., 1980; Dilts & Delozier, 2000). Ceci peut être utilisé pour décrire des comportements simples, comme enfoncer un clou avec un marteau, mais aussi pour construire des modèles hiérarchiques complexes de comportement encore plus complexes. Si nous pouvons imaginer qu’un TOTE basique peut être utilisé pour assembler une collection de compétences rudimentaires nécessaires à une tâche plus grande, nous pouvons imaginer que des tâches de plus grandes envergures et plus complexes puissent devenir des ensembles unifiés utilisant le même modèle.

Le processus de modélisation de la PNL, que ce soit dans un contexte thérapeutique ou dans le contexte du transfert de compétences, débute par l’identification d’un comportement cible. Le but recherché est d’être en mesure de reproduire le comportement, en demandant : « Pouvez-vous m’apprendre comment faire cela ? ». Que le but soit thérapeutique ou transformationnel, l’idée centrale est de trouver les modèles qui provoquent directement le comportement. Avec la Théorie Ancrée, le contexte est une information cruciale : Quand ce comportement se produit-il et quand est-il approprié ?

Le processus se poursuit pour obtenir du client la meilleure description possible de son état. Le thérapeute encourage le client à être de plus en plus spécifique sur la séquence d’éléments moteurs et sensoriels, en utilisant le méta-modèle (une série de modèles linguistiques qui permettent au client d’approfondir les étapes non spécifiques, mal spécifiées ou omises, afin d’accéder à une analyse plus détaillée des éléments). On pose également des questions sur les submodalités de ces diverses perceptions : l’image était-elle grande ou petite, proche ou lointaine, immobile ou en mouvement ? La source du son était-elle petite ou grande, d’où venait la voix, était-elle forte ou douce, quel était le ton, à qui appartenait cette voix, et ainsi de suite avec les autres sens. En entamant une conversation sur le processus, le modélisateur vérifie à tout moment l’accord du client pour savoir s’il a vu juste et pour découvrir s’il reste des écarts ou des incompréhensions, et le processus se poursuit sous forme de dialogue. De plus, il convient d’identifier l’humeur du client, son intention et tout précurseur immédiat de son comportement.

Il existe des variantes dans la procédure de modélisation, par exemple en utilisant le cas échéant les écrits ou les enregistrements produits par le client modélisé, comme pour la Théorie Appliquée, pour compléter le processus. Dans certains cas, notamment la modélisation de Perls – qui était déjà décédé à cette époque- par Bandler (Grinder & Pucelik, 2012) et les modélisations de Dilts des schémas de pensée de certains génies de notre temps (1995), le travail peut se poursuivre sans avoir accès au modèle vivant. Si il y a certaines objections à cette approche  (Bostic St. Clair & Grinder, 2001; Hall, 2001), d’autres auteurs en confirment la pratique.

Dans le processus de modélisation PNL décrit ici, il y a une dynamique récursive à la recherche d’une information structurelle, qui en teste sa validité, recherche l’information manquante, l’intègre dans un modèle prévisionnel qui prend de l’ampleur et continue ainsi jusqu’à ce que la description soit suffisamment précise pour que le comportement soit reproductible ou qu’il y ait assez d’informations sur une réaction inutile pour que le schéma puisse être modifié et testé pour son efficacité sur le problème. Lorsque le processus est utilisé au niveau d’un traitement individuel ou d’un modèle de compétence, le processus est terminé lorsque la description est suffisamment complète pour qu’une intervention ou transfert de comportement ou de compétence soit possible (Bostic St. Clare & Grinder, 2001; Dilts, 1998).

La création de techniques PNL

Dans certains cas, notamment le protocole RTM-V/KD (Dissociation V/K), les schémas du rapport et la stratégie d’orthographe de la PNL, les schémas obtenus à partir d’un travail chez de nombreux individus, peuvent être rassemblés pour créer une technique d’intérêt général. Ces interventions, qui ont été validées avant tout par la réussite de leur application à de nombreux cas semblables, peuvent être soumises à des évaluations qualitatives standard. Les techniques moins formelles, par exemple celles utilisées dans le traitement individualisé de la dépression, de l’anxiété, les TOC (Trouble Obsessionnel-Compulsif), peuvent être évalués en rassemblant les réponses sur le niveau de satisfaction des clients (Sur une échelle de 1 à 10, à quel point avez-vous atteint votre objectif ?) et peuvent être améliorées par des pré-tests et post-test quand un symptôme adapté se présente. Voir la section Bases pour une recherche d’Evaluation à la fin de cet article pour une description complète de ce sujet.

A suivre

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