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La nature aide à accepter l’imperfection, là réside son pouvoir. Autour de nous, les injonctions nous poussent à faire mieux, plus haut, plus loin, sans montrer de faiblesses et de doutes. Comme l’écrit merveilleusement Montaigne dans ses Jardins imparfaits, la nature montre le chemin pour reconnaître ses imperfections et s’aimer tel que l’on est. Elle permet d’être humain et libre.

Mes plus puissants souvenirs sont associés à la nature. Pour me ressourcer, je mets en terre, je sème, je bouture, j’observe la pousse, je l’encourage, je taille, je récolte ou j’admire la nature. Je parle de la nature avec les mains, avec les yeux, avec le souffle, autant qu’avec les mots. La nature, même simplement évoquée, me permet d’être connectée au sol, au ciel, aux forces du vivant. Naturellement j’ai eu le désir de tisser un lien entre cet univers et les métiers de l’accompagnement.

La “nature” nécessite un préambule sur le sens de ce terme ancien, particulièrement polysémique. Il peut évoquer les animaux, la végétation, le sol, même le climat et tout cela à la fois. On peut l’étudier en examinant isolément chacune de ses parties ou l’appréhender comme un système en mouvement où toutes les pièces s’imbriquent les unes avec les autres. Il peut caractériser tout ce qui n’a pas été modifié par l’être humain (la culture). Il peut signifier la composition et la matière d’une chose, sa nature.

Dans le coaching, j’emploie le mot “nature” au sens de la part végétale du vivant, dans sa dimension à la fois d’écosystème et d’une somme infinie d’espèces spécifiques. Ce terme a le pouvoir d’évoquer aussi bien l’infiniment grand – la planète qui nous accueille – que le microscopique invisible à nos yeux. Cette “nature” est accessible à tous, même aux plus urbains, au travers des espaces verts des villes, des arbres ombrageant les trottoirs, des jardins partagés, des forêts à une encablure de RER, également grâce aux photos et à tous les mots, jusqu’à toutes les métaphores que procure ce vivant-là.

La biophilie – du grec “bio” (la vie) et du suffixe “phile” (qui aime) – est en vogue, dans une période où se reconnecter au vivant est une absolue nécessité. On ne compte plus les études scientifiques qui recensent les bénéfices d’un contact prolongé avec la nature sur le bien-être au sens large. Un séjour dans la nature soulage l’anxiété, le stress, la dépression et réduit les émotions négatives. Le lien entretemps passé dans la nature et réduction du stress est prouvé. La nature stimule également les niveaux d’endorphine et la production de dopamine, ce qui contribue au bonheur. Autre bénéfice : être en plein air améliore la créativité. La proximité des espaces verts aide à rétablir la capacité de concentration et d’attention.

Coacher dans la nature amène à choisir un lieu, à sortir du cadre. Marcher côte à côte, coach et coaché, maintient le corps en action et l’esprit en alerte en regardant dans la même direction. La marche en extérieur est une expérience tout à la fois de vie et de pensée : elle laisse s’introduire le dehors, l’inattendu ; elle ouvre un champ supplémentaire de créativité en variant la cadence, en marquant des pauses ou en décidant de s’asseoir sur un banc. Surtout, la nature offre une multitude d’objets de projection. Chaque arbre, chaque plante, chaque insecte, chaque couleur, chaque silhouette, permettra de questionner ou de guider des réponses.

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