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Ce qui est compliqué fait référence à ce que l’on a du mal à comprendre, sauf si on est un expert du domaine. On peut réaliser un projet compliqué en le découpant en différentes tâches et sous-système parfaitement définis. Il y a une relation claire entre cause et effet. Dans un univers compliqué, il y a une norme, un plan, une référence,…un élément qui fait foi et qui permet de se prononcer sur le vrai et le faux. Une horloge, une machine ou un logiciel est compliqué. Si on s’en donner le moyens, on peut, par l’analyse, prédire et reproduire l’action à l’identique. Dans le monde du compliqué, le savoir a un rôle central, car on ne peut pas gérer le compliqué sans expertise.

Ce qui est complexe fait référence à un système dont les comportements sont plus ou moins imprévisibles, car la nature des multiples interactions entre les éléments du système n’ont pas de relations stables de cause à effet. Il est donc difficile d’en avoir une avoir une vue exhaustive. Le monde du complexe est celui du vivant et un projet complexe est celui dans lequel la dimension humaine est prépondérante. Le corps humain, une équipe, une entreprise, un pays sont des systèmes complexes. La complexité vient d’une impossibilité à simplifier et à prévoir. Le monde du complexe comporte trop de données, d’incertitudes, d’interactions à traiter par l’entendement. Ce qui peut générer des réactions émotionnelles négatives et anxiogène. Dans le monde du complexe, l’ignorance a un rôle central, car on ne peut pas gérer le complexe sans reconnaître qu’on ne sait pas.

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Gérer le compliqué nécessite une organisation, une méthodologie, une planification, des équipes compétentes, des logiciels, des indicateurs standards, un résultat précis à atteindre, des tableaux de bord du suivi du chiffre d’affaire et des taux de burnout. L’expertise est certainement un moyen de garantir la réussite d’un projet compliqué. C’est le monde du rationnel et de l’objectif dans lequel le manager excelle.

Gérer le complexe nécessite de se poser en amont la question centrale des relations intra et inter individuelles, de l’impact humain du projet ou du changement. Cela fait appel à des qualités d’empathie, d’écoute, de veille sociale, d’agilité et adaptabilité, la mise en place d’un accompagnement des personnes sensibles, l’établissement d’une cartographie des risques humains, une vision de ce vers quoi on veut aller en acceptant une part d’incertitude, et un système de feedback permanent du niveau de motivation et de bien-être des collaborateurs. C’est le monde de l’irrationnel et du subjectif dans lequel le leader excelle.


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