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Quel type de coach recherchez vous ? Le coach est celui qui facilite votre déplacement, en fournissant le véhicule et en vous aidant à trouver le chemin le plus efficace. La première question du coach « Où voulez-vous aller ? » interpelle le client sur sa destination, la nature du voyage, et le type d’accompagnement souhaité. Un voyage vers une destination précise, ou une aventure en territoires inconnus ? Un accompagnement pour acquérir un nouveau savoir-faire, ou un accompagnement vers la réalisation d’un rêve, une réponse au besoin de se réinventer, de « larguer les amarres » de ses anciens modes de vie, sans savoir encore où ce voyage conduira. Par leurs objets, et les compétences des accompagnateurs, ces deux formes de coaching sont complémentaires et différentes et répondent à des demandes distinctes des clients.
Plus d’informations sur la formation coaching d’Institut Repère.

Qu’est-ce que le coaching ?

Le terme « coach » vient du nom d’un village Hongrois, Kocs, situé sur la  route principale le long du Danube entre Vienne et Budapest. Ce village était connu pour ses fabrications de charrettes, calèches et surtout de carrosses solides et capables de transporter plusieurs personnes en même temps sur des routes irrégulières et accidentées de l’époque, dans les meilleures conditions de confort possibles. Un carrosse à suspension, léger et confortable, compact et élégant, tiré par plusieurs chevaux, était une des fabrications la plus recherchée à travers toute l’Europe aux 15ème et 16ème siècles. Les viennois le nommèrent Kutsche, en rappel de la ville hongroise. Les français transformèrent le nom autrichien en « coche », les italiens en « cocchio », et les anglais en « coach ».

Un coach est donc au sens premier un véhicule qui transporte une personne ou un groupe de personnes d’un point de départ à un point d’arrivée choisi par les voyageurs. Le coach est celui qui propose un moyen de transport pour effectuer un déplacement, qui connaît le chemin pour l’avoir lui-même déjà parcouru, qui est en mesure de proposer à son client le chemin le plus approprié à l’atteinte de la destination, et qui prend en charge les ressources et difficultés qui peuvent survenir au cours du voyage.

Le coaching est donc le processus d’accompagnement d’une personne ou d’une équipe vers la réalisation de leurs buts. Il s’agit de faire émerger le meilleur de chacun,  les points forts et les ressources qui leur permettront de contourner les limitations personnelles pour pouvoir fonctionner plus efficacement au sein d’un groupe. Ainsi, un coaching efficace nécessite d’insister sur l’importance de la tâche à accomplir et le rapport, au sens de la relation. Si la thérapie se focalise sur la réparation de problèmes du passé, le coaching se concentre sur la réalisation de buts spécifiques à atteindre dans le futur. Les moyens du coaching développent de nouvelles stratégies de pensée et d’action adaptées à un contexte précis.

Dans le domaine de l’éducation, le coach est un tuteur qui instruit ou entraîne l’étudiant à réussir ses examens, un artiste à réussir sa prestation, des sportifs à réussir une compétition. Le coach est un répétiteur ou entraîneur qui facilite l’acquisition des savoirs, autant par l’instruction que par des démonstrations. Dans le domaine du sport, le coach observe attentivement la pratique des athlètes de façon à pouvoir prodiguer encouragement et feedback et leur permettre de donner le meilleur d’eux-mêmes. Le coach sportif se positionne donc souvent en marge ou à côté des athlètes. S’il fait la course, il ne peut l’observer. En aviron,  le coach se place à côté des rameurs, mais dans un bateau différent. Il a ainsi la distance qui lui permet d’observer les postures et mouvements des rameurs avec attention, et  leur donner des conseils pertinents.

Les deux formes de coaching

D’un point de vue historique, et du fait de son inspiration sportive, le coaching s’est d’abord centré sur la réalisation d’objectifs spécifiques ou l’amélioration d’une performance comportementale. Qu’ils soient coach vocal, coach d’acteur, coach sportif, ils  vont observer avec beaucoup d’attention le comportement d’un individu et lui donner des conseils d’experts pour lui permettre de réaliser des progrès dans des situations bien précises.

Robert Dilts parle de coaching avec un petit « c » car ce processus se focalise surtout sur le « jeu externe » du coaché selon Timothy Gallwey, c’est-à-dire l’amélioration de compétences comportementales dans un contexte bien précis. Ce « c » coaching s’appuie sur des méthodes issues du modèle d’entraînement sportif, qui valorisent les ressources du client, et développent des compétences conscientes. L’objectif projeté dans le futur résulte de ce qui est présent dans le champ de conscience, c’est à dire les expériences du passé. Envisager le futur à partir du passé implique un potentiel limité de changements. Si cette démarche est utile, elle immunise toutefois le sujet contre l’émergence de solutions qui n’auraient pas encore été vécues.

Il y a cependant des situations dans lesquelles le travail au niveau du comportement reste insuffisant au client pour s’adapter aux situations rencontrées. Les demandes portent sur des compétences comportementales dans de nombreux contextes, le développement de nouvelles stratégies, un profond désir de réalisation de soi, la quête d’une vie plus riche de sens, le besoin de transformation identitaire. Quand la demande concerne l’invention de quelque chose qui n’a jamais existé auparavant, le coaching devient « génératif ». L’accompagnement ne concerne pas seulement les aspects comportementaux du « Jeu intérieur » mais aussi sur ce qui organise, facilite ou inhibe, donne du sens aux comportements, c’est-à-dire le « jeu intérieur »  du client (valeurs, croyances et identité).

Dilts parle ici de coaching avec un grand « C » ou C-coaching. Et les rôles du coach s’enrichissent. Il devient un enseignant, un sponsor et un éveilleur.
Le coach enseigne de nouvelles stratégies au coaché, de façon à rendre les apprentissages comportementaux plus transférables d’un contexte à un autre. Il « sponsorise » ou parraine l’émergence d’une mission et d’une évolution identitaire. IL éveille son client à des niveaux de conscience plus élevés et à l’expression d’une vision. Eveilleur et sponsor facilitent l’élargissement des représentations mentales, ouvrent les champs des possibilités, permettent une perception nouvelle des limitations et des potentialités. Ne sachant comment l’identité nouvelle va se manifester, une part d’inconnu reste présente. Par exemple « Etre au service des autres » peut se décliner de multiples manières, totalement imprévisibles au départ.

Les modalités d’accompagnement génératif repose sur les processus concrets de la programmation neurolinguistique (PNL) de troisième génération de Robert Dilts et du Soi Génératif de Stephen Gilligan. Le coaching génératif intègre la plupart des principes de base et méthodes du coaching classique tout en proposant un travail plus vaste et plus profond facilitant l’émergence de nouvelles possibilités de réussites et de vie pleine de sens.

Le changement génératif

Le monde moderne est caractérisé par une mutation rapide des modes de vie, et autant dans le champ du professionnel que du personnel. Ces deux domaines n’ayant parfois plus de frontière. Le monde change si vite que nos capacités mentales ont du mal à s’y adapter. L’homme moderne peut se sentir comme écartelé entre de multiples rôles professionnels, personnels, sociaux…etc. C’est le plus souvent en période de crise, de croissance et de transformation que les humains expriment un besoin d’évolution et « d’éveil ». C’est-à-dire un besoin de changement génératif. Pour faciliter cette évolution et cet éveil, nous devons faire grandir et élargir les cartes mentales qui définissent qui nous sommes et ce qui nous est possible de réaliser dans ce monde, nous devons percevoir nos vieilles limitations d’une manière totalement nouvelle. Cette évolution nécessite d’apprendre à dépasser nos façons habituelles de penser, « sortir de la boîte », à apprendre au niveau IV que l’anthropologiste Grégory Bateson désignait comme la création de quelque chose de « complètement nouveau. ». Une conscience générative doit à la fois « transcender et inclure » les connaissances et niveaux de conscience précédents.

Le changement génératif concerne avant tout la découverte, la création, l’enrichissement, le renforcement et l’élaboration de ressources. Le changement génératif consiste à identifier la « structure profonde » d’une ressource et à faciliter sa transformation pour que la ressource puisse devenir disponible et utilisable dans des contextes où elle n’a pas encore été utilisée. Le changement génératif implique l’identification et l’activation de ressources « endormies», pour les rendre plus accessibles et plus généralisables.  Par exemple dans le champ de la biologie, les interactions d’une espèce avec une modification de son environnement, va générer une évolution de l’espèce pour qu’elle puisse s’adapter au nouvel environnement. Si le changement génère de nouvelles expressions de l’espèce, il devient évolutif et génératif.

Le processus de générativité implique l’éclatement et la déconstruction des structures mentales actuelles devenues trop rigides. Cette déconstruction met l’individu face à des aspects de lui bien plus jeune et non encore intégrés. Cette forme de « régression » va permettre un contact plus direct, avec des ressources qui n’ont pas été encore reconnues ou utilisées, et aussi avec la part d’ombre. Avec l’identification, la libération et le développement de nouvelles ressources, les difficultés en attentes de ces ressources émergent, trouvent leurs solutions de façon naturelle et sans effort.

Le terme «Génératif» se rapporte donc à la création d’un résultat qui n’a jamais existé auparavant dans le modèle du monde du coaché. C’est la qualité de la relation entre coach et coaché qui est générative, par la création des conditions d’émergence d’un niveau de conscience susceptible de générer des réalités radicalement nouvelles. Développée par Stephen Gilligan et Robert Dilts dans les années 2000, cette démarche implique, la déconstruction d’un état préexistant devenu trop rigide, puis une connexion aux ressources profondes et préservées de chaque personne, et enfin la construction d’une nouvelle carte du monde susceptible de générer un résultat totalement nouveau.

Pour fonctionner, les techniques de changement génératif nécessitent un important soutien relationnel aux individus dans leur effort de recherches de solutions systémiques et plus naturelles. Le changement génératif implique donc un prérequis, celui d’une relation générative, dans laquelle coach et coaché savent rester centrés et connectés à un champ de conscience élargi contenant le potentiel d’un vaste champ d’expressions. Les étapes générales du processus impliquent donc une déconstruction-enrichissement-reconstruction.

Utiliser le coaching génératif nécessite d’adopter le rôle « d’éveilleur ». Un éveilleur est celui qui soutient une autre personne dans ses tentatives d’activation de ses meilleures capacités de compréhension de qui elle est et de son rôle au sein des systèmes dont cette personne fait partie.

Il est bien sûr impossible d’éveiller autrui si l’on est soi-même endormi. La première tâche de l’éveilleur est de s’éveiller lui-même et de rester éveillé. Un éveilleur « éveille » autrui  au travers de son propre éveil, de sa propre intégrité et congruence. En montrant un exemple de connexion avec sa propre mission et vision ; il autorise ceux qu’il accompagne à rentrer en contact avec leur propre raison d’être.

Le principe de la générativité a été théorisé par C. Otto Scharmer dans son ouvrage Théorie U. Il y explique qu’envisager le futur avec des cartes mentales du passé, ne peut aboutir qu’à plus de la même chose. Inventer le futur nécessite de se détacher des anciennes cartes mentales avant de se reconnecter à un nouveau champ de possibilité. Einstein disait quelque chose de proche “On ne résout pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés”

La physique quantique constitue une métaphore de cette notion de générativité. Elle nous enseigne que dans un monde quantique d’incertitudes et de possibilités infinies, c’est le regard de chaque humain qui donne forme à une expression limitée de la réalité, tout le reste étant pure potentialité comme le champ de la conscience créative. La réalité de chaque individu, par exemple sa manière de penser, de ressentir et d’agir dans le monde, résulte de la présence des filtres somatiques, cognitifs et du champ relationnel qui l’entoure. Ces filtres sont comme des vitres sans tain. Ils transforment les possibilités infinies de la conscience créative en schémas spécifiques d’expérience de la réalité. L’état émotionnel d’une personne dépend donc de ses filtres, qui se manifestent par exemple de façon somatique par une posture raide ou effondrée, cognitivement par une croyance négative, et au niveau du champ par une équipe très critique. En modifiant la positivité et la qualité des filtres, on offre à l’esprit conscient un espace dans lequel il ne s’était encore jamais aventuré, et la possibilité de créer une nouvelle réalité.

Les étapes du coaching génératif

Pour S. Gilligan et R. Dilts, le coaching génératif est un processus créatif de collaboration entre le conscient et l’inconscient pour faire émerger un niveau conscience plus large, capable de générer des possibilités bien au-delà de celles qui avaient été imaginées, et un changement de type “transformationnel” au niveau de l’identité. Ce processus s’organise autour de six étapes centrales.

Etape 1: développer un état d’ouverture et de générativité

C’est par exemple un « état COACH » dont l’acronyme signifie Centré, Ouvert, Alerte et conscient, Connecté, Hospitalité vis-à-vis de ce qui émerge.  L’inverse est l’état CRASH qui signifie Contracté, Réactif, Analyse paralysante, Séparation, Heurté/blessé, et qui est associé aux rigidités mentales et physiques. La qualité de l’état COACH du coach et son client, conditionne la qualité de la créativité.

Etape 2 : Identifier l’intention/buts recherchés

L’intention est la raison d’être, le but vers lequel les pensées sont dirigées et qui guide les actions prévues. L’intention s’exprime par une phrase telle que « Ce que je veux le plus créer dans ma vie c’est…X » Pour être générative, l’intention est formulée de façon positive, succincte car trop de mots troublent l’eau calme de la conscience, et possède une résonance. Celle-ci est présente quand les propos du client créent un ressenti à la fois chez l’émetteur et chez celui qui écoute. Sans cette résonance, les mots n’ont aucun pouvoir et l’idée n’a aucun potentiel.

Etape 3: Développer un état génératif

On développe et maintient une conscience créative à son niveau optimal, c’est-à-dire le plus adapté à l’expression de l’intention. En développant les connexions et le niveau de congruence entre la résonance somatique, l’Intention, et les ressources du client (mentors, modèles, famille, amis, lieux, souvenir, ou personnages historiques), on génère un espace d’alternatives nouvelles et inattendues pour l’esprit conscient.

Etape 4 : passer à l’action pour transformer le rêve en réalité

L’intention étant clarifiée, tout en maintenant l’état génératif, il convient de passer à l’action pour traduire l’intention en une réalité. Il convient de morceler l’intention/rêve en étapes de réalisations et  d’installer un système de feedback d’amélioration permanente.

Etape 5 : Transformer les obstacles

L’état génératif va constituer un environnement de soutien pour transformer les états CRASH (Pensées et émotions négatives, conflits internes, habitudes de vie, croyances limitantes), en ressources et développer une intelligence émotionnelle.

Etape 6 : Poursuivre la pratique

Le coach aide son client à mettre en œuvre une pratique générative quotidienne pour améliorer sa qualité de conscience, et continuer à grandir, changer, améliorer sa vie.

Les applications génératives de la PNL

Le premier critère de survie et de réussite d’un système vivant individuel ou organisationnel concerne son aptitude à s’adapter aux changements à venir, et à tirer parti d’opportunités émergentes, souvent de façon inattendue ou spontanée. Cette aptitude nécessite donc une bonne maîtrise de l’adaptation au changement.

Comme le disait Arthur C. Clarke « le futur n’est plus ce qu’il était ». Il est donc utile de se préparer activement aux mutations du futur. La mise en place et le développement anticipé des ressources apportent à un individu ou une organisation les moyens opérationnels de relever le défi au lieu de se démener pour survivre. Cela exige une anticipation des situations problématiques que l’individu ou l’organisation pourront rencontrer dans le futur. La mise en place des ressources réduit considérablement le risque de survenue de crises qui vont paralyser les individus comme les organisations. Car tout système vivant sera nécessairement confronté à des situations de crises dans le futur et au besoin de nouvelles ressources pour créer quelque chose de nouveau, non seulement pour rester en vie, mais aussi pour évoluer et prospérer malgré la situation de crise.

Si les processus génératifs peuvent être utilisés dans la résolution de problèmes spécifiques ou l’obtention de résultats dans le présent, ils trouveront encore plus leur utilité pour se préparer à progresser dans le futur en toute sérénité. Les processus génératifs présupposent que les individus comme les organisations possèdent toutes des ressources dont elles ont besoin pour réaliser leurs buts, objectifs, vision, ambitions… L’identification, la mobilisation et le renforcement des capacités latentes de ces ressources, nécessitent des outils et stratégies que l’on trouve dans la PNL de 3ème génération de Robert Dilts et la transe générative de Stephen Gilligan.

Jean Luc Monsempès, novembre 2017

Sources

Transe Générative, Stephen Gilligan InterEditions 2016

Etre coach, From Coach to Awakener, R. Dilts, InterEdition 2003

L’art du coaching génératif, support de stage 2010 Institut Repère


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