Institut REPEREvous propose chaque mois un article sur les applications de la Programmation neuro-linguistique (PNL) à différents domaines de la vie personnelle et professionnelle. Vos articles sur la PNL sont également les bienvenus.
« Aptitudes personnelles et organisationnelles pour le futur » par Robert Dilts
Le Développement Durable est l’un des problèmes majeurs des générations d’aujourd’hui. Le Développement Durable est un « développement qui cherche à produire une croissance économique durable tout en assurant aux générations futures la capacité à faire de même en ne dépassant pas la capacité de régénération de la Nature ». En d’autres termes, il s’agit de « permettre un développement qui réponde aux besoins actuels sans nuire à la capacité des générations futures à répondre à leurs besoins propres ». En résumé c’est le principe d’intendance et de responsabilité dans l’usage et la gestion des ressources, et d’équilibre entre la croissance économique, les développements technologiques et la considération de l’environnement.
Le développement durable est en rapport avec l’état de santé général d’un système, son bien-être et sa bonne volonté à répondre et à prendre soin de son environnement afin de pouvoir continuer à croître et à évoluer dans le temps. Le développement durable est intimement lié à la longévité personnelle et organisationnelle et il est fondé sur la capacité à répondre de façon appropriée à la fois aux dangers et aux opportunités qui se présentent, la plupart du temps de façon inattendue et spontanée, alors qu’un individu, un groupe ou une organisation avance vers le futur.
Le développement durable est en lien avec la « Loi de la Variété nécessaire » d’Ashby, qui dit que les systèmes ont besoin d’un certain degré de variabilité (souplesse) pour s’adapter efficacement aux changements qui se produisent dans le monde qui les entoure. De ce point de vue, un système devient plus durable en élargissant l’étendue de ses choix et de ses ressources. Ceci se fait typiquement en augmentant la diversité des comportements et des modèles de pensée que la personne ou l’organisation utilise pour aborder son environnement.
Par conséquent, un vrai développement durable implique d’aller au-delà de la simple survie, et engager pleinement la capacité d’une personne, d’une équipe ou d’une organisation à prospérer, à réussir. Ce qui peut se définir comme « croître, grandir, ou se développer vigoureusement, resplendir ou être florissant (to thrive) ». Le mot anglais – thrive – provient de l’ancien mot scandinave thrifa qui signifie « saisir » ou s’emparer de ». C’est la même racine que le mot « thrift » (prévoyance), défini comme « la capacité à utiliser l’argent ou les ressources de façon précautionneuse et sans gaspiller ». Prospérer d’une façon durable implique d’être économe.
Survivre se définit comme « continuer à vivre ou exister malgré un accident ou une épreuve » ou « se débrouiller pour continuer dans des circonstances difficiles ». Ceci implique que, lorsque nous sommes en mode de survie, nous luttons pour faire que « les affaires continuent », mais nous ne sommes pas nécessairement en train de grandir ou de nous préparer à grandir. Etre florissant consiste à s’adapter à notre environnement de façon dynamique, en utilisant les ressources avec sagesse et de façon à être prêts pour le futur.
Pour passer du mode « survie » à un mode dans lequel nous prospérons et nous sommes florissants, nos cartes mentales, comme les représentations de qui nous sommes et ce qui est possible dans le monde, doivent s’élargir, et nous devons percevoir les limitations anciennes d’une façon complètement neuve. Ceci exige que nous franchissions notre ancien état d’esprit, et que nous « sortions du cadre », en apprenant à créer quelque chose de « complètement neuf » au niveau IV des Apprentissages de Gregory Bateson
Quand ceci se produit, il y a un effondrement de la structure actuellement en place devenue trop rigide. Ceci provoque fréquemment une régression vers un état plus primordial et non -structuré qui nous amène à un contact plus direct avec à la fois nos ombres et notre « superposition » (la gamme complète du potentiel que nous possédons en tant qu’individu, groupe ou organisation). Notre superposition contiendra les ressources qui n’ont pas encore été reconnues ou utilisées. Si nous sommes capables de rester centrés en nous-même et connectés à un champ de conscience plus vaste, porteur de toutes ces expressions, nous pouvons atteindre un état d’expansion et de réorganisation génératif.
Un état génératif de ce type « transcende et inclut « en même temps nos savoirs et consciences précédents et c’est un élément –clé de notre capacité à être prêt pour le futur.
Finalement, nous pouvons dire que le développement durable résulte de la création d’ un monde auquel les gens ont envie d’appartenir. Pour le réaliser, cela exige des gens qui sont au meilleur d’eux-mêmes, au service d’eux-mêmes, des autres et des systèmes plus vastes dont ils font partie. Ceci implique un équilibre entre les éléments suivants :
• La construction d’une entreprise et d’une carrière réussie et durable
• La contribution à la société et à l’environnement
• La croissance personnelle et spirituelle (à de nombreux niveaux)
• Le soutien de son propre bien-être émotionnel et physique, et de celui des autres
• Le partage des visions et ressources d’une communauté de pairs, pour déclencher de nouveaux possibles
La discipline et la résilience sont cruciales pour un développement durable et pour la capacité à prospérer (surtout pendant les périodes de remise en question). Elles reposent sur des exercices et des pratiques suivis plutôt que sur des techniques de « réparation rapide » ou des interventions en une seule fois. Ainsi, le développement durable est la conséquence de schémas comportementaux suivis chez les personnes ou organisations plutôt que sur des événements particuliers ou des interventions.
Quand les ressources sont acquises et mises en place à l’avance, une personne ou une organisation est capable de s ‘élever au niveau du challenge au lieu de s’embrouiller pour faire face à des problèmes inutiles. La capacité à être florissant et réussir implique d’être préparé aux problèmes, objectifs et situations du futur que nous n’avons peut-être même pas encore imaginé ou anticipé.
Donc, la durabilité implique aussi de développer un certain degré de persévérance et d’endurance. En général, la durabilité est le résultat d’un alignement et d’une intégrité avec soi-même et son environnement, et d’une capacité à favoriser la connexion entre le mental, le corps et le système ou le « champ ». La gestion de l’énergie, la résilience et l’écologie sont essentielles pour créer la durabilité, la circulation et l’efficacité au sein des individus et des organisations dans les temps de crise et de transition.
Ceci s’atteint par un exercice et des pratiques plutôt que par des techniques ou des interventions uniques. Ainsi, le développement durable est la conséquence de schémas comportementaux suivis chez les personnes ou organisations plutôt que sur des événements particuliers ou des interventions. Comme le dit le vieux dicton « mieux vaut prévenir que guérir ».
Le management durable est l’expression de savoir-faire et de pratiques qui soutiennent le développement durable. Quand les ressources sont acquises et mises en place à l’avance, une personne ou une organisation est en mesure de s’élever face au défi plutôt que de s’embrouiller pour gérer des problèmes inutiles. Le management durable implique d’être préparé aux problèmes, objectifs et situations du futur que nous n’avons peut-être pas encore imaginé ou anticipé. Comme le faisait remarquer Arthur C. Clarke avec tant d’éloquence, « le futur n’est plus ce qu’il était ». Lorsque qu’on a déjà mis en place les ressources, le besoin de « gestion de la crise » est réduit.
Dans son œuvre de pionnier La Cinquième Discipline (1990) Peter Senge déclarait qu’il existe cinq disciplines qui doivent être pratiquées par tout le monde dans une organisation afin que celle ci puisse vraiment devenir une entité ou une « organisation apprenante ». Ces cinq disciplines peuvent être considérées comme l’essence du mangement durable :
1. Atteindre et encourager la maîtrise de soi.
2. Prendre conscience et examener les cartes mentales et les présuppositions
3. Développer la vision et créer le futur
4. Encourager l’apprentissage en équipe
5. Développer l’aptitude à la pensée systémique
Au cours des vingt années passées depuis que Senge a formulé ces cinq disciplines, la PNL a élaboré de nombreux outils, modèles et méthodes pour les soutenir et les faire évoluer et pour rendre le management durable plus pratique et accessible.
Ce programme va explorer les compétences, outils et pratiques provenant de la PNL de troisième génération qui aident à mettre en pratique ces cinq disciplines afin de favoriser le développement durable, la forme pour le futur et la capacité à prospérer à la fois au niveau personnel et des organisations.
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