Préparer ou perfectionner aux métiers de l’accompagnement, du conseil et de la formation

Aligner désir d’entreprendre et identité (1/2)

Développer les cinq facteurs clé de la réussite des entrepreneurs authentiques, par Robert Dilts

Entrepreneurship SportsCompte rendu de la conférence de Robert Dilts du 9 janvier 2013 à l’Institut Repère et présentation de la formation "Devenir un entrepreneur authentique" de 8 jours en 3 modules et qui débute le 18 février 2013. Conférence interprétée par Deborah Bacon-Dilts. Transcription en deux parties par Jean Luc Monsempès
Le mot entrepreneur, même si c’est un mot d’origine française, possède probablement une signification un peu plus large en Californie qu’en France. En Californie, l’entrepreneur n’est pas seulement celui qui démarre une affaire ou une entreprise mais celui qui apporte aussi quelque chose au monde. Ce qui ajoute selon moi les dimensions de passion et d’enthousiasme.

L’idée centrale de la PNL est de porter son attention sur les facteurs de réussite. Richard Bandler et John Grinder, les fondateurs de la programmation neuro-linguistique (PNL), ont débuté leur collaboration en modélisant des thérapeutes d’exception qui se distinguaient par la qualité des résultats obtenus. C’est pour cette raison que la PNL puise ses bases dans le développement personnel. Mais la PNL ne se limite pas à la thérapie ou au développement personnel. Depuis une vingtaine d’années, j’ai utilisé la PNL pour modéliser des entrepreneurs qui réussissent et j’ai écrit un certain nombre de livres pour relater mon travail sur des sujets variés en rapport avec le leadership, la créativité, l’apprentissage, l’éducation. L’idée centrale de la PNL est donc de se poser la question : quand une personne fait quelque chose de remarquable, que fait-elle de différent qui fasse la différence ?

Réussir avec les différentes formes d’intelligence

La première génération de la PNL était avant tout focalisée sur l’intelligence intellectuelle ou cognitive, la manière de penser, l’utilisation des connaissances au travers des stratégies mentales. Une forme d’intelligence importante mais non prédominante comme facteur de réussite. En effet c’est souvent au niveau de l’intelligence somatique et corporelle qu’il y a la différence qui fait la différence. Il ne s’agit pas seulement de connaissances mais aussi d’émotions et d’énergie. Et il y a également l’intelligence du champ relationnel, et qui concerne la capacité à puiser dans des connaissances qui sont au-delà d’un espace personnel et individuel. C’est la base de ce que nous pourrions appeler l’intelligence collective. C’est une forme de savoir et de créativité qui n’est pas seulement présente chez les individus, mais qui est inhérente au groupe dans son ensemble.

Vous allez voir ce soir que les entrepreneurs qui réussissent se servent de ces trois formes d’intelligence. L’erreur trop souvent commise par les entrepreneurs et plus généralement par les entreprises est de valoriser uniquement l’intelligence intellectuelle. Si vous êtes un étudiant d’une grande école comme Harvard, vous ne recevrez aucun enseignement concernant l’intelligence somatique et l’intelligence du champ. Ce que nous avons pourtant découvert, c’est que les entrepreneurs et dirigeant qui réussissent ont un niveau élevé d’intelligence somatique et du champ. Ces trois intelligences forment ensemble ce qu’on appelle l’inconscient créatif. Les entrepreneurs qui réussissent y accordent beaucoup d’importance. Et l’inconscient créatif est quelque chose qui peut être développé.

La modélisation des facteurs de réussite

Avec mon frère John nous avons démarré Il y a environ 15 ans, ce que nous avons appelé « Success Factor Modelling » ou Modélisation des facteurs de réussite. Notre objectif était d’observer ce qui se passait chez les entrepreneurs qui démarraient une entreprise dans la Silicon Valley. J’ai apporté à ce projet mes compétences en PNL et en psychologie, et mon frère John y a apporté ses compétences juridiques et financières. John qui travaillait chez un célèbre avocat de la Silicon Valley assistait souvent à des réunions entre entrepreneurs et des investisseurs potentiels. Ce cabinet d’avocat représentait des entreprises comme Yahoo, Google, Apple…et aussi des personnes qui avaient des idées innovantes et qui étaient prêts à démarrer leur propre activité. Mon frère adoptait parfois la position des investisseurs qui écoutaient les entrepreneurs et parfois celles des entrepreneurs qui échangeaient avec l’investisseur. Après la réunion il notait les commentaires de certains investisseurs : « Si seulement l’entrepreneur avait dit ou fait cela, j’aurais été intéressé ». Et mon frère John leur disait « Pourquoi vous ne leur avait pas dit cela ? » Ou parfois l’investisseur investissait dans le projet d’un entrepreneur alors que les aspects financiers du business plan manquaient de clarté. Mais l’investisseur disait « il y avait chez cette personne quelque chose qui inspirait confiance et j’y croyais».

Sur qui investir ?

Ces entrepreneurs avaient ce qu’on appelle en anglais « le facteur X ». Mon frère John s’y intéressant, nous avons commencé à observer ceux qui réussissaient ou pas pour trouver la différence qui fait la différence. Notre projet était d’identifier les facteurs de réussite sous forme de modèles structurés comportementaux et cognitifs et non pas d’observations abstraites, puis concevoir des outils pour transférer ces facteurs de réussite dans un travail d’accompagnement de coaching ou de consulting. Notre travail a été réalisé dans le cadre de l’entreprise « Dilts Strategy Group » que nous avons créée. Nous avons ainsi interviewé et coaché de nombreux entrepreneurs et comme j’avais aussi des clients de grandes entreprises, nous avons étudié également l’entreprenariat au sein de grandes organisations. Car les grandes entreprises comme les start-up ont besoin d’innovations.

Qu’est-ce que l'authenticité ?

Le dictionnaire nous dit que le mot authentique est associé à quelque chose de vrai, de certain. Et être authentique se rapporte à une personne sincère au niveau émotionnel, en accord avec ses valeurs, et avec un grand sens de ses responsabilités. Un mode de vie qui nécessite de vivre aligné de façon durable. Avec la PNL, on parle de congruence. Une authenticité qui se développe en acceptant d’aller au-delà de ses propres programmations. Et c’est à ce niveau que la PNL prend toute son importance. Les personnes qui ignorent leurs propres programmations agissent un peu comme des robots.

Je voudrais à ce sujet lire un texte de Steve Jobs, un texte issu d’une interview de 1995 que j’ai lu récemment et qui selon moi parle de quelque chose en lien avec l’authenticité et nos programmations. Steve Jobs dit ceci : « Quand on grandit, nous avons tendance à entendre que le monde est tel qu’il est, et votre vie consiste à vivre au sein de ce monde, sans trop se cogner contre les murs, en tachant d’avoir une vie familiale agréable, de s’amuser et d’économiser un peu d’argent. Mais ceci est une vie bien limitée car la vie peut être beaucoup plus vaste si vous découvrez un fait tout simple : tout ce qui vous entoure et que vous appelez la vie n’a pas été créé par des gens plus intelligents que vous. Et vous pouvez changer et influencer ce qu’il y a autour de vous. Et vous pouvez construire vous-même des choses que les autres peuvent utiliser. Et à l’instant ou vous réalisez que vous pouvez provoquer la vie et que si vous poussez, quelque chose va ressortir de l’autre côté, quelque chose que vous pouvez changer ou à qui donner forme. Nous ne sommes plus les marionnettes de la vie mais nous pouvons influencer la vie. Et c’est peut-être la chose la plus importante de pouvoir s’affranchir de cette notion erronée que la vie est simplement là et qu’on va juste se contenter de la vivre, au lieu d’étreindre la vie, l’améliorer et la changer, et laisser votre propre marque sur la vie. Quel que soit votre manière d’apprendre cela, une fois que vous l’avez apprise, vous aurez envie d’améliorer et changer les choses. Puisque la vie est un peu la pagaille, et une fois que vous aurez appris cela vous ne serez plus jamais le même. »

Ce texte parle selon moi d’une forme d’authenticité et nous avons découvert que les entrepreneurs que nous avons modélisés ont une conscience de ce que dit Steve Jobs. Ce n’est pas que la vie est plus grande que moi, mais que j’en fais partie et je peux y faire une différence.

Dans une conférence célèbre qu’il a donné à l’université de Sandford, Steve Jobs disait ceci : « Votre temps est limité, donc ne le gaspillez pas en menant une vie qui n’est pas la vôtre. Ne soyez pas prisonnier des dogmes - ce qui consiste à vivre en obéissant aux conséquences de la pensée d’autrui. Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre propre voix intérieure. Et le plus important, ayez le courage de suivre votre propre cœur et votre intuition. L’un et l’autre savent ce que vous voulez réellement devenir. Tout le reste est secondaire” Ce que nous pouvons entendre là, c’est l’idée qu’au lieu d’être une marionnette de la vie, je peux en être un participant. Steve Jobs n’est pas le seul à penser et dire ceci, de nombreux entrepreneurs font de même.

Je voudrais citer Martha Graham, une danseuse que l’on considère comme l’une des fondatrices de la danse moderne expressive et qui dit ceci « Une vitalité, une force vitale, une énergie transpirent de vous par vos actions. Puisque vous êtes unique dans cette existence, votre expression est unique. Si vous lui bloquez la voie, elle n’existera plus jamais sous aucune forme; Le monde vivra sans elle. Il ne vous appartient pas de juger de sa qualité, ni de la comparer à celle des autres expressions. Votre travail est de garder votre canal ouvert. » Quand on parle d’authenticité, cela signifie que ce canal dont parle Martha Graham doit rester ouvert pour « vivre sa propre vie ». C’est pour cela qu’au début de ma conférence j’ai associé l’idée d’entreprendre à celle de la réalisation de ses rêves pour vivre sa vie et contribuer à créer un monde meilleur.

Qu’est-ce que la réussite ?

La PNL peut être définie comme l’étude de la réussite et c’est ce que nous avons fait en modélisant les facteurs de réussite des entrepreneurs. Maintenant, comment définir cette réussite ? Est-elle en rapport avec un certain montant d’argent ou la vente d’un produit ? Ce que j’ai pu observer est que la réussite possède une fondation plus émotionnelle que matérielle. J’ai coaché de nombreuses personnes qui avaient tous les signes extérieurs de la réussite mais qui ne se ressentaient pas comme ayant réussi. Vous savez que de nombreuses personnes qui ont financièrement réussi se sentent malheureuses. La modélisation de la réussite m’a permis de trouver que ceux qui réussissent ressentent plus souvent deux émotions fondamentales : la gratitude de pouvoir faire ce qu’ils font, et la générosité car ils n’ont pas peur qu’on leur prenne ce qu’ils ont.

Les domaines de vie dans lesquels vous ressentez ces deux émotions, sont selon moi des domaines de réussite. Par exemple dans mon cas j’éprouve une grande gratitude de pouvoir être le coach et le formateur que je suis. Si vous tenez tout pour acquis, si vous êtes indifférent à ce que vous faites et obtenez dans la vie, vous n’avez probablement pas réussi. Et il y a aussi le sentiment de générosité avec l’envie d’aider et de donner.

Que font de leur argent les deux hommes les plus fortunés des USA, Bill Gate et Warren Buffet ? Au-delà d’un certain seuil ils n’ont plus de satisfaction à placer leur argent en banque. Ils veulent aider ceux qui en ont besoin et donnent 80 % de leur argent aux causes philanthropiques. Pensez aux domaines de votre vie ou vous ressentez de la gratitude et de la générosité, au travail ou en famille. Qu’avez-vous en si grande quantité que vous pouvez donner facilement, le partager et le faire circuler sans avoir peur de ne rien recevoir en retour. Partager avec des personnes qui ont réussi et qui sont authentiques est non seulement agréable mais également une source d’inspiration.

Qu’est-ce qu’un entrepreneur authentique ?

Appliquer les notions d’authenticité et de réussite à l’entreprenariat ? Un entrepreneur est celui/celle qui organise ou gère une activité ou une entreprise et qui prend une part de responsabilité des résultats et des risques. C’est également celui/celle qui entreprend ou lance un projet ou un produit nouveau. Il s’agit d’amener quelque chose de nouveau dans le monde. Ce qui veut dire qu’il y a des risques et des responsabilités à prendre. Nombreux sont ceux qui correspondent à cette définition d’un entrepreneur, même s’ils ne produisent pas de produits informatiques comme Steve Jobs. En démarrant son cours de danse Marta Graham était un entrepreneur. Les consultants ou coachs qui démarrent leurs propres entreprises sont des entrepreneurs. J’ai débuté l’université de la PNL à Santa Cruz il y a plus de 20 ans et avec mon frère John nous avons lancé la Dilts Strategy Group. Et ceux qui prennent l’initiative de lancer de nouveaux projets au sein de grandes entreprises ou organisations, sont aussi des entrepreneurs.

La nouvelle génération d’entrepreneurs cherche à faire quelque chose de merveilleux avec d’autres personnes. Steve Jobs disait « être l’homme le plus riche du cimetière ne m’intéresse pas beaucoup » pour témoigner que l’argent n’était pas une mesure de sa réussite. Steve Jobs rajoutait, « Ce qui m’intéresse c’est de me coucher le soir en me disant que nous avons fait quelque chose de merveilleux ». Quel que soit notre travail de coaching, de consulting, de formation, quel que soit notre produit ou service (enseigner, danser…etc.), nous pouvons nous coucher en disant « nous avons fait quelque chose de merveilleux ».

Ce que je dis peut sembler un rêve utopiste pour de nombreuses personnes, mais c’est aussi Steve Jobs qui a dit « Les gens qui sont suffisamment fous pour penser qu’on peut changer le monde, sont ceux qui finissent par le faire ». Etre entrepreneur nécessite donc une dose d’audace avec le sentiment qu’on peut changer les choses. Et ce ne sont pas seulement des gens comme Steve Jobs qui ont cette audace. Je pense à une femme qui s’appelle Cindana Turkette qui a été un entrepreneur dans de grandes entreprises comme Texas Instrument, Sun ou Nortel et qui a lancé les premiers projets concernant la fibre optique. Cette femme disait « Si vous voulez être un entrepreneur, il faut croire en ce que vous faites, et si vous n’y croyez pas vous devrez faire autre chose ». Je coache de nombreuses personnes qui ne croient pas en ce qu’ils font, ce qui veut dire qu’ils ne sont pas authentiques, ils ne vivent pas leur propre vie et ne font pas ce en quoi ils croient. Ceux qui deviennent des entrepreneurs authentiques font ce qu’ils font car ils en ont envie. Personne ne leur dit qu’ils doivent le faire. Ils ne sont pas programmés pour le faire mais se disent « Je fais ce que j’ai envie de faire ». Cindana Turkette dit aussi « les entrepreneurs vivent pour apporter une contribution au monde », une phrase qui fait écho à ce que disait Steve Jobs « Faire quelque chose de merveilleux ensemble, et nous ne le ferions pas si cela ne nous faisait pas plaisir »

On va donc retrouver trois moteurs chez les entrepreneurs authentiques « je crois en ce que je fais, je contribue à quelque chose, mais aussi j’ai du plaisir à ce que je fais ». Peu importe la nature du produit ou du service proposé, votre contribution peut être présente. Car la vraie satisfaction de l’entrepreneur vient du fait qu’une personne utilise votre produit ou service pour réaliser quelque chose qu’elle n’imaginait pas possible auparavant, mais qui le devient grâce aux outils que vous leur apportez. C’est ce que vous faites en tant que formateurs, coachs ou consultants. Des outils pour apprendre, changer, guérir, accomplir quelque chose.

Les qualités et compétences des entrepreneurs

En associant les notions d’authenticité (une question d’alignement), de réussite (une question de gratitude et de générosité) et d’entreprenariat (une question de plaisir de faire et de contribution au monde), l’entrepreneur devient celui qui contribue à quelque chose, qui y prend du plaisir à le faire et qui rend des choses possibles à ceux qui ne l’imaginaient pas possible. Ce qui peut sembler un bien grand rêve et générer des commentaires tels que « la vie ne me permet pas de faire cela ». Donc ce qui est également important est de permettre aux autres de trouver leurs propres pouvoirs. Si on examine l’expérience des nombreux entrepreneurs que j’ai pu interviewer et qui interviennent dans différents domaines, nous trouvons des qualités communes.

La passion est le profond désir de réaliser quelque chose, de créer un monde auquel les gens veulent appartenir. Ou se trouve, quelque part en vous, le désir de réussir ou d’accomplir quelque chose ? Il est important de recontacter cette passion puis de rester en contact avec elle.

La vision est ce qui procure le sens d’une direction « C’est par là que je veux aller ». Si le résultat final n’est pas toujours clair, on sait cependant que la direction est la bonne. Après l’immense succès du premier dessin animé long métrage « blanche neige » pendant la période de récession économique, Walt Disney était questionné par les journalistes « et maintenant qu’allez-vous faire ? » Il répondait qu’au-delà des trois ou quatre films en cours de réalisation (Fantasia, Pinocchio, Bambi..) le futur lointain était trop flou pour le décrire, sauf que « c’était grand et que cela scintille ». Walt Disney ne pouvait pas dire « dans 10 ans on va inventer la télévision avec des émissions télévisées pour voir mes dessins animés », mais il savait par contre dans quelle direction aller. « Je vais vers ce qui est grand et qui scintille ». On voit également cela avec des gens comme Steve Jobs qui dans les années 80 ne pouvaient pas dire « je vais créer l’iPhone ou iPod ». Ce qu’il pouvait dire, c’est « je vais changer le monde avec des produits fantastiques » Et pour cela il faut le courage de dépasser ses peurs, et de croire en soi, en l’objectif à atteindre, en votre équipe qui va vous accompagner dans la réalisation de votre vision.

Si nous devions mettre la construction de ces compétences en perspectives, voici qu’elles en seraient les étapes :
- Identifier sa propre passion et s’y connecter. La passion procure le sentiment d’être plus vivant.
- Exprimer cette passion sous forme de vision car celle-ci va vous donner une direction et une cohérence à vos stratégies et actions.
- Comprendre les autres et leurs motivations, car on n’est jamais un entrepreneur tout seul. Vous avez au moins besoin de clients, et parfois d’une équipe, d’investisseurs et de partenaires.
- Se donner des permissions de réussir. Le champion de tennis John Mc Enroe disait « Tout le monde aime le succès, mais personne n’aime les gens qui réussissent » … probablement car elles sont souvent jalouses. On peut donc avoir envie de réussir sans s’en donner le droit, ou sans être certain que cela vaut la peine de prendre des risques pour relever des défis.
- Construire un cercle de soutien. Avec mon frère John, nous avons créé une entreprise pour animer des réunions d’entrepreneurs. Car bien souvent les seuls à comprendre les entrepreneurs sont d’autres entrepreneurs. Ceux qui ne sont pas des entrepreneurs vont dire que c’est cinglé, risqué ou impossible. Un soutien mutuel est par contre possible au sein d’un groupe d’entrepreneurs. Je termine mon livre sur la modélisation des facteurs de réussite, et les titres des chapitres sont « Comment réaliser l’impossible », ou « Comment créer quelque chose à partir de rien ». Il y a l’idée d’un champ collectif de soutien à la réalisation de la vision. Parmi les personnes qui participaient à nos réunions il y a une quinzaine d’années, certaines nous disaient que ces réunions avaient changé leur vie. Elles font aujourd’hui quelque chose qu’elles ont démarré au cours de la formation. Pas seulement du fait des compétences acquises au cours de la formation, mais surtout grâce au soutien des autres personnes rencontrées dans la formation et avec lesquelles elles sont encore en lien aujourd’hui.
- Transformer votre vision en action. Il s’agit de mettre en place les stratégies appropriées et d’inspirer ceux qui vont vous accompagner.

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Adaptations de la traduction de Deborah Bacon-Dilts par Jean Luc Monsempès


Robert-Dilts

Robert DILTS

Robert DILTS est depuis les années 1975 un des principaux chercheurs et développeur de la programmation neuro-linguistique (PNL) et de ses applications aux domaines de la santé, de l’éducation et des affaires. Robert Dilts est un écrivain, coach, consultant et chercheur de renommée internationale. Ses techniques sur les stratégies, les systèmes de croyance, la PNL "systémique", le Ré-imprinting, l’Intégration des croyances en conflit, "Sleight of Mouth Patterns", et son modèle des niveaux logiques, ont connu une large diffusion. Ses derniers travaux sur la PNL de 3ème génération concernent la communication, l’apprentissage et le changement aux niveaux de l’identité, de la mission et de la vision. Les applications en sont génératives et systémiques et s’adressent autant à la croissance des individus que des organisations.